Amical européenne du persan et exotic shortair

Recherche

Actualités

Assurance Chat Fidanimo

Nous vous invitons à comparer les différentes offres d’a...

    Expert en assurance chat Les chats sont des compagnons pleins d’affecti...

Nombreux chatons disponibles

Tous les chatons à la vente

Nos entreprises partenaires

royal canin

genindexe

fidanimo

La panleucopénie infectieuse

Définition

La panleucopénie infectieuse, encore appelé typhus, est une maladie qui touche principalement le chaton en péri-sevrage provoquant une gastro-entérite. Cette maladie peut également provoquer des troubles de la locomotion chez les jeunes chatons issus de mères contaminés durant la gestation (ataxie cérébelleuse).


Etiologie

Cette affection est due à un virus de la famille des parvovirus appelé « Feline Parvovirus » (FPV). Il a été isolé pour la première fois en 1965. Il se caractérise comme la plupart des parvovirus par sa grande résistance dans le milieu extérieur. C’est un virus qui circule encore à bas bruit dans les élevages félins. De récentes études ont montré que les populations félines pouvaient être sensibles à certaines souches de parvovirus canin.


Epidémiologie

La panleucopénie frappe surtout les chatons en période critique où elle peut provoquer de 25 à 75 % de mortalité. Les adultes sont en général peu touchés. La contamination se fait essentiellement selon le mode oro-fécal. Des études ont montré également des excrétions oro-pharyngée et urinaire, mais plus limitées. Etant donnée sa forte résistance dans le milieu extérieur, la contamination peut se faire de façon directe, mais aussi de manière indirecte (pelage de la mère, chaussures, matériel de nettoyage, litières, …). Durant la gestation, un contact avec le parvovirus félin peut provoquer un avortement ou la forme nerveuse chez les chatons.


Pathogénie

Après pénétration dans l’organisme selon la voie orale majoritairement, une phase d’incubation s’installe pendant deux à dix jours (trois à cinq jours en moyenne). Après une phase de multiplication dans l’oropharynx, le virus se dissémine dans tout l’organisme avec une affinité particulière pour les cellules à forte activité mitotique (moelle osseuse, cellules lymphoïdes, épithélium intestinal, foetus). La phase d’excrétion se déroule principalement pendant la phase aiguë de la maladie. Des travaux ont envisagé l’existence d’excréteurs chroniques.


Symptomatologie

Deux formes majeures sont habituellement décrites. Ces formes cliniques peuvent tout de même avoir des évolutions différentes.


Forme typique

Forme suraiguë
Cette forme touche essentiellement les chatons. La rapidité d’évolution est telle que les individus sont souvent retrouvés morts avant l’apparition du moindre signe clinique (vomissement, diarrhée).


Forme aiguë
C’est la forme classique. Après une phase de fort abattement, l’animal présente des vomissements, une leucopénie massive et une diarrhée très liquide parfois teintée de sang. L’évolution est souvent sombre : mort par déshydratation ou choc endotoxinique.


Forme subaiguë
Elle ne s’observe que chez les adultes et passe souvent inaperçue.


Forme nerveuse
En cas de contamination durant la gestation, les chatons présentent alors une ataxie cérébelleuse dès la naissance.

Les signes cliniques n’apparaissent vers l’âge de trois semaines lors de l’acquisition de la marche. On remarque alors une hypermétrie, une dissymétrie et une incoordination motrice.


Diagnostic

La suspicion clinique est émise en confrontant l’épidémiologie (chatons en période critique, individus immunodéprimés), les symptômes (diarrhée, vomissement, abattement) et le résultat de certains tests biologiques comme une leucopénie à la formule sanguine. Le diagnostic de certitude est émis après identification du virus dans les selles dans de fortes concentrations. Un examen histologique peut être envisagée, en cas de décès, à partir sur des prélèvements de :
- moelle osseuse
- tube digestif.


Diagnostic différentiel

Le diagnostic de panleucopénie infectieuse ne peut se limiter à une suspicion clinique. En cas de diarrhée sur des chatons en période critique provenant d’un élevage, le typhus doit, selon notre avis, être systématiquement envisagé. Les autres causes de diarrhée sur les chatons sont multiples :
- parasitaire (coccidiose, giardiose, …)
- pseudo panleucopénie due au virus de la leucose féline
- diarrhées virales
- diarrhées bactériennes.


Pronostic

Le pronostic individuel sera évalué en fonction du degré de la leucopénie et de l’état général du chaton. En élevage, la panleucopénie infectieuse se manifeste essentiellement sous la forme d’épisodes enzootiques (atteinte de chatons isolés au sein d’une portée). Les formes épizootiques décimant des portées entières sont beaucoup moins courantes aujourd’hui mais existent encore. Les pertes liées à une enzootie de typhus restent malgré tout non négligeables.


Prévention

La prévention en milieu infecté passe par la mise en place de mesures sanitaires incontournables et de mesures médicales.

Mesures sanitaires :
Le FPV est très résistant dans le milieu extérieur. Il résiste à une multitude de désinfectants comme au chloroforme, aux désinfectants acides par exemple. Il est cependant sensible au formol à 0,5% et à l’eau de Javel diluée. Ces désinfectants devront donc être préconisés notamment dans le local de maternité. L’éleveur s’attardera à respecter les principes de « Sectorisation », de « Marche en avant », de « Nettoyage-Désinfection » pour éviter l’introduction du parvovirus au sein de la maternité ou de la nurserie. L’introduction par le biais d’animaux nouvellement acquis doit être évitée. La mise en place d’une quarantaine pour tout nouvel arrivant accompagnée d’un toilettage semblent appropriés. De même, si des personnes sont amenées à s’introduire dans l’élevage (vétérinaire, commerciaux de pet-food, …), il serait judicieux de leur faire porter des surchaussures.

Mesures médicales :
Les vaccins disponibles pour lutter contre la panleucopénie sont particulièrement efficaces.
S’il n’y a pas de risque spécifique, un protocole associant deux injections à 9 et 12-13 semaines semble donner de bons résultats. En cas de situation endémique, on peut proposer des injections 7 à 10 jours avant l’apparition présumée des symptômes répétées tous les 10-15 jours jusqu’au départ des chatons. La vaccination des mères en cours de gestation avec des vaccins atténués ne doit pas être employée sous peine d’engendrer des ataxies cérébelleuses sur les chatons à naître.

G. CASSELEUX

Vétérinaire
Unité de Médecine de l’Elevage et du Sport
Secteur Elevage Canin et Félin
gcasseleux@vet-alfort.fr