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Alors que les besoins alimentaires du mâle reproducteur restent quasi-invariables durant toute la saison de la reproduction, ceux de la femelle sont fondamentalement différents selon son stade physiologique : repos sexuel, chaleurs, gestation, lactation.

Le « flushing », qu’en est-il ?

Le « flushing », utilisé de façon routinière chez les espèces de rente, consiste à augmenter de 5 à 10 % la ration de la femelle durant les chaleurs pour favoriser la ponte des ovocytes. Son efficacité a été prouvée chez les femelles maigres ou tout juste en état. Mais c’est une technique qu’il faut s’interdire pour les femelles présentant un embonpoint trop important. En effet, ces individus ont souvent un taux d’ovulation faible dû à leur surcharge pondérale. Le « flushing » accentue alors les effets néfastes de l’embonpoint.

La chatte en gestation

Pour rappel, la gestation dure de 60 à 70 jours chez la chatte avec un pic de 63 à 65 jours après la saillie ovulatoire. Durant la gestation, l’augmentation des besoins énergétiques traduit le déroulement de deux phénomènes distincts : la conception des futurs chatons et l’élaboration des réserves énergétiques pour assurer une bonne lactation. La chatte présente une particularité par rapport à la chienne : son poids et ses besoins énergétiques augmentent dès le début de la gestation. Ces augmentations simultanées font qu’une chatte en gestation doit être alimentée différemment d’une chienne en gestation. Tout gestation s’accompagne d’une prise de poids incontournable. Il va falloir surveiller cette prise de poids pour éviter d’avoir des risques accrus de part languissant surtout chez les individus de petit format. En règle générale, la prise de poids ne doit pas dépasser 40% du poids de la femelle à la saillie. L’équilibre énergétique doit être respecté autant que faire ce peut. En effet, si une suralimentation prédispose la femelle aux mises bas difficiles, une sous alimentation durant la gestation peut être préjudiciable à la survie des chatons durant les premiers jours par manque de stock énergétique.

En pratique…

Tout plan de rationnement est à pondérer en fonction de l’animal. L’éleveur de chats sait très bien que certains individus ont tendance à prendre plus facilement du poids ou inversement à rester svelte spontanément. En règle générale, il est conseillé d’augmenter les apports énergétiques de 10% par semaine à partir de la saillie, tout en évitant d’obtenir une prise de poids supérieure à 40%. Cette prise de poids excessive se traduit par la présence de la panicule graisseuse sous l’abdomen. Cette augmentation des apports énergétiques se fait souvent par l’introduction de matières grasses dans la ration. Les besoins en fin de gestation sont bien supérieurs à ceux d’une femelle à l’entretien. On comprend aisément qu’il est difficile d’augmenter la quantité d’aliment distribué, cette quantité devenant supérieure à la capacité d’ingestion de la chatte. Ainsi, il est préférable d’utiliser un aliment présentant une forte concentration énergétique.


Figure 1 : Evolution du poids et de la consommation énergétique d’une chatte en période de reproduction nourrie avec un aliment chaton distribué dès le début de la gestation.
(Selon PIBOT & PIERSON)

Les apports durant la gestation doivent être quantitativement suffisants, mais également qualitativement. Par exemple, une carence en taurine (acide aminé essentiel chez le chat) ou un excès de calcium (apporté par des compléments phospho-calciques en plus d’un aliment spécial gestation par exemple) peuvent avoir de lourdes conséquences sur le développement futur des chatons. On retrouve généralement toutes ces caractéristiques dans les aliments « spécial sevrage / gestation / lactation ». Il est donc conseillé de passer progressivement à ce type d’alimentation dès le début de la gestation en surveillant attentivement la prise de poids.


La chatte en lactation

La lactation commence généralement au moment de la mise bas. La production lactée s’élève rapidement pour atteindre son pic entre la troisième et la cinquième semaine. Pour information, la chatte produit durant sa lactation 1,5 à 2 fois son poids en lait. Les besoins énergétiques durant la lactation vont jusqu’à être 3 fois supérieurs à ceux d’un individu à l’entretien. En règle générale, il est admis que les besoins énergétiques augmentent proportionnellement au poids de la portée suivant la règle 100 kcal par 500 grammes de chatons. Du point de vue qualitatif, il faut se tenir à un aliment équilibré du point de vue phospho-calcique et riche en protéines de qualité. Au moment du sevrage, le lait devient secondaire dans l’alimentation des chatons. Il est préférable de favoriser la prise alimentaire des chatons plutôt que de retarder le tarissement (arrêt de la sécrétion lactée) de la mère. Pour favoriser ce tarissement, il est parfois nécessaire de pratiquer un jour de jeûne à la mère. Il faut tout de même préciser que la sécrétion lactée est favorisée par la stimulation des mamelles, donc tant que les chatons réussiront à téter, la chatte ne pourra pas se tarir entièrement.


En pratique…

Encore une fois, les aliments de type « spécial sevrage / gestation / lactation » conviennent pour la chatte en lactation. Considérant ses besoins très importants, il est souvent nécessaire de lui fournir une alimentation à volonté. Au moment du sevrage, pour arrêter la sécrétion lactée, l’essentiel est de limiter les stimulations des mamelles par les chatons et de diminuer la quantité d’aliment apportée. En cas de mammite congestive, un traitement médical doit alors être mis en place par votre vétérinaire.