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Chatteries Françaises

 

Articles santé

 

Les maladies

- P.K.D. 1 (Polycystic Kidney Disease)

- P.K.D. 2 (Polycystic Kidney Disease)

- La péritonite infectieuse féline

- La panleucopénie infectieuse

- Le coryza viral en élevage félin

- L'ulcére de la cornée

- la toxoplasmose

 

Les parasites du chat

- La teigne du chat

- Les parasites internes

 

Articles de santé

- Détermination du groupe sanguin chez le chat

- Le calcium

- La stérilisation précoce chez le chat

- Ovariectomie de la chatte

- La stérilisation chez le chat

- Identification génétique Féline

- Besoins nutritionnels de la chatte reproductrice

 

 

Les maladies


P.K.D. 1 (Polycystic Kidney Disease)

La polykystose rénale (appelée couramment PKD pour polycystic kidney disease) est une maladie génétique fréquente chez différentes races de chat, notamment le Persan et les races apparentées. La fréquence de l’anomalie génétique a été estimée pour quatre races : Persan (26%), Exotic Shorthair (37%), British Shorthair (12%), Maine Coon (1%), mais reste encore inconnue pour les autres races de chats.

Cette affection se traduit par le développement progressif de kystes dans les reins, par la destruction du tissu rénal, par une insuffisance rénale pouvant provoquer la mort prématurée de l’animal. Le dysfonctionnement rénal apparaît entre 2 et 10 ans en fonction du rythme de croissance des kystes rénaux. La polykystose rénale est une maladie monogénique qui se transmet selon un mode autosomal dominant. C'est-à-dire qu’elle n’implique un seul gène, qu’elle n’est pas liée au sexe (comme le daltonisme chez l’homme) et que la présence d’un seul exemplaire du gène défectueux suffit à provoquer la maladie.

Avant l’existence d’un test génétique, La PKD était en général diagnostiquée par ultrason qui permet une identification de la maladie à un stade relativement précoce. Cette méthode visualise par imagerie la présence de kystes sur les reins. Cette technique est efficace à condition d’être réalisée par du personnel expérimenté et avec un matériel adapté.

L’équipe du Dr Leslie LYONS de l’université de Californie à Davis (non loin de Sacramento dans le nord de la Californie) a identifié le gène responsable puis la mutation provoquant le défaut génétique. Un test ADN a été développé et validé dans le but de déterminer, dès la naissance, si un chat est sain ou atteint de PKD à partir d’un simple frottis buccal ou d’une prise de sang (fiabilité supérieure à 99%).

Deux situations sont alors possibles :
• le chat porte deux copies normales du gène : il est sain, ne développe pas la maladie et ne transmet pas l’anomalie génétique à sa descendance,
• le chat est dit « hétérozygote » c'est-à-dire qu’il porte une copie normale et une copie défectueuse du gène (mutation responsable de la maladie): il est atteint, développe la maladie plus ou moins précocement et transmet l’anomalie génétique à la moitié de sa descendance.

Le dépistage précoce d’un chat atteint de PKD (avant qu’il ne développe les signes cliniques) permet d’adapter son alimentation et d’appliquer éventuellement certains traitements préventifs afin de retarder et de limiter le développement de l’insuffisance rénale. Le dépistage précoce permet également de sélectionner les reproducteurs, d’adapter les croisements afin d’éviter de produire des chatons atteints dans la descendance et de propager la maladie dans l’élevage ou la race.

Corinne CHERBONNEL
Docteur en Génétique
Directrice Scientifique du Laboratoire GENINDEXE


Reins d’un mâle persan Colourpoint de 7 ans après son décès suite à la PKD.
La taille des reins est 5 fois supérieure à la normale.


Structure interne d’un des reins atteints de PKD.


Rein d’un Mâle Exotic Shorthair de 10 ans atteint de PKD dont le diamètre était de 70 cm…

 

Références Bibliographiques :

Young AE, Biller DS, Herrgesell EJ, Roberts HR, Lyons LA., Feline polycystic kidney disease is linked to the PKD1 region. Mamm Genome. 2005 Jan;16(1):59-65.

Lyons LA, Biller DS, Erdman CA, Lipinski MJ, Young AE, Roe BA, Qin B, Grahn RA.,Feline polycystic kidney disease mutation identified in PKD1. J Am Soc Nephrol. 2004 Oct;15(10):2548-55.

Eaton, K. A., Biller, D. S., DiBartola, S. P., Radin, M. J., Wellman, M. L. Autosomal dominant polycystic kidney disease in Persian and Persian-cross cats. Vet Pathol 1997 34: 117-126

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LA P.K.D. 2 (Polycystic Kidney Disease)

Par le Docteur Ingrid PUTCUYPS - Adaptation française : Sonia MARTIN

 

Qu'est-ce que la PKD ?

La PKD (Polycystic Kidney Disease) est une maladie héréditaire du rein, dans laquelle on trouve déjà des kystes souvent sur les 2 reins, dès la naissance. Ces kystes sont des cavités remplies de liquide qui provient du tissu rénal normal. Dans la plupart des cas, ces cavités sont très petites (1 à 2 mm) chez les chatons et au fur et à mesure que les animaux vieillissent, elles vont grandir jusqu'à plus de 2 cm). Un seul rein peut contenir de 20 à plus de 200 kystes. La PKD est également une affection héréditaire très courante chez l'homme avec plus de 5 millions de personnes atteintes dans le monde entier.

 

Races qui présentent la PKD

Jusqu'à présent, le chat de race le plus atteint est le Persan. Etant donné que cette race est régulièrement utilisée dans les croisements, la PKD fait maintenant également son apparition dans beaucoup d'autres races. Les races qui possèdent un pourcentage de sang persan et qui courent donc un risque, sont l'Exotic Shorthair, le Selkirk Rex, le British Poil Court, le Scottish Fold, le Sacré de Birmanie, le Ragdoll, le Poil Court Américain, le Rex Devon et le Maine Coon. On a également déjà utilisé des Persans avec les Chats des Bois Norvégiens, les Sphinx, les Orientaux Poil Court, les Rex Comish, les Abyssins, les Somali, les Manx et les Burmeses.

 

Symptômes de la PKD

Le fait que le chat soit malade ou non de la PKD dépend de la taille et du nombre des kystes présents dans les 2 reins. Un animal donnera des signes de défauts rénaux (insuffisance rénale) quand les kystes prendront trop de place dans les reins, de telle manière à ce que le tissu rénal normal soit pressé. Au moment où il reste trop peu de tissu rénal normal, les reins ne peuvent plus fonctionner normalement et le chat deviendra malade.
Les premiers signes de maladie apparaissent généralement entre 3 et 10 ans, mais parfois aussi à un âge beaucoup plus jeune. Au début, les plaintes sont assez vagues. Un chat boira et urinera plus, l'appétit diminuera un peu et la robe aura un aspect terne. Si l'insuffisance rénale augmente, l'animal mangera de moins en moins, il va maigrir et éventuellement il commencera à vomir. Parfois, il y aura du sang dans l'urine et l'animal aura une mauvaise haleine. Dès la présence de défauts rénaux, il n 'y a plus de guérison possible. Grâce à un traitement adapté, ces animaux peuvent encore vivre relativement longtemps (voir plus loin). Il est important de savoir que tous les chats atteints de PKD ne souffrent pas d'insuffisance rénale. Les animaux avec peu et/ou de très petits kystes ! Ils ne présenteront jamais des signes de PKD.

 

Traitement de la PKD

Jusqu'à présent, il n'existe aucun moyen pour empêcher le développement de la PKD, donc l'accroissement des kystes. Sur le plan préventif, il n'y a donc rien à faire si ce n'est qu'éliminer les animaux d'élevage PKD positifs. Il faut uniquement mettre un traitement en route quand un chat développe des symptômes d'insuffisance rénale.
Les animaux déshydratés et/ou ayant des nausées sont de préférence quelques jours mis sous perfusion. Dès que le chat est stable, le traitement le plus important est un régime spécial pour les reins. Ce genre de régime contient un taux moins élevé en protéines et peu de phosphore. Dans le cas des patients plus avancés, le vétérinaire donnera des médicaments supplémentaires comme des ralentisseurs de suc gastrique, des suppléments de potassium et des antibiotiques si nécessaire. Les propriétaires motivés peuvent eux-mêmes injecter du liquide sous la peau de leur animal.

 

Diagnostic de la PKD

L'échographie est le moyen le plus simple pour diagnostiquer la PKD. A cet effet, il n'est pas nécessaire d'endormir les animaux. On met le chat sur son dos et on rase un carré à hauteur du nombril par où on peut observer les 2 reins. Une autre méthode tend à mettre les reins en image par le côté latéral par des petits carrés rasés sur les 2 flancs.
La 1ère méthode est plus à conseiller pour les animaux d'exposition car la zone rasée est moins visible. Certains chats ont une robe tellement fine qu'ils peuvent éventuellement être testés sans être rasés. Chez ces animaux, on mouille d'abord les poils avec de l'alcool afin d'éliminer l'air entre les poils. Cette méthode est très utilisée chez les Persans, mais elle est a éviter chez les Exotics, les Maine Coon, les British Poil Court et les Ragdolls. Il est important de faire pratiquer cette échographie par un vétérinaire habitué à faire ce genre d'examen et qui dispose des appareils adéquats (7.5 - lO MHz Transducer). Pour contrôler si le chat souffre d'insuffisance rénale, on pratique d'abord une analyse de sang et éventuellement une analyse d'urine. On ne peut voir des changements que si 2/3 du tissu rénal normal est atteint. Dans le sang, on observe surtout les globules rouges (éventuellement pas assez) et l'urée, la créatinine et le phosphore. Ces 3 dernières matières vont augmenter si le rein ne fonctionne plus normalement. Dans l'urine, on regarde la concentration (trop basse pour des reins ne fonctionnant pas bien) et s'il n'y a pas des signes d'infections des voies urinaires ou une perte de protéines par le rein.

 

Transmission de la PKD

Un chat a 38 chromosomes, chaque fois groupé par 2, donc 19 paires. Il y a 2 chromosomes de chaque car l'un vient de la mère et l'autre du père. Ces chromosomes contiennent des gènes. Un gène est responsable de caractéristiques bien précises comme la couleur des poils ou un rein normalement formé et il est donc également 2 fois présent. A un certain moment, il peut y avoir une erreur avec un gène, ce qui engendre une anomalie dans le corps (par ex. formation de kystes dans les reins). On parle alors d'une mutation. Cette mutation peut éventuellement être transmise par les chatons. La PKD est transmise de manière autosomal dominante.
«Autosomal» signifie que l'anomalie ne se situe pas au niveau des chromosomes sexuels. Le sexe ne joue donc aucun rôle, les mâles et les femelles peuvent être atteints de l'affection. « Dominant » signifie que quand un chaton a hérité du gène anormal d'un des 2 parents, il développera de toute façon la maladie. Lors d'une affection transmise de manière récessive, il faut que la mère et le père transmettent l'anormalité afin que la maladie se manifeste.
La transmission de la maladie dépend également du fait que les parents soient homozygotes, hétérozygotes ou ne souffrent pas de PKD. Comme déjà dit plus haut, chaque gène est toujours présent en double. Un gène vient du père et l'autre vient de la mère. Pour la PKD, homozygote signifie qu'un chaton reçoit 2 gènes anormaux, donc tant de la mère que du père. On doute fort que ces chatons soient courants. Ils meurent probablement avant la naissance ou tout juste après. Hétérozygote signifie qu'un chaton reçoit un gène normal et un gène PKD. De tels animaux peuvent donc transmettre un gène normal ou un gène PKD à leur progéniture. Un chaton qui n'a pas la PKD hérite de 2 gènes normaux et ne pourra donc pas transmettre la PKD à sa progéniture. Il n'existe donc pas de « porteurs » qui n'ont pas la maladie, mais bien qui la transmettent.

Pratiquement, il n'existe donc que quelques possibilités :

• Un parent sans PKD + un parent hétérozygote: les chatons ont 50% de chances d'hériter de la PKD.
• Mère hétérozygote + père hétérozygote: les chatons ont 75% de chance d'hériter de la PKD.
• Deux parents sans PKD : tous les chatons sont indemnes de PKD.

En observant de tels pourcentages, il est important d'établir un calcul des chances pour un grand nombre de chatons. En lançant une pièce de monnaie, on a également 50% de chance de tomber sur pile ou face, mais il est également possible de tomber 6 fois de suite sur pile. Dans une portée de 4 chatons qui a 50% de chance d'avoir la PKD, tous les animaux peuvent être atteints ou, avec un peu de chance, un seul peut l'avoir.

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La péritonite infectieuse féline, en pratique ?

La péritonite infectieuse féline est une affection qui a fait, fait et fera parler d’elle en élevage félin. A mi-chemin entre une affection virale et une maladie auto-immune, elle présente un mode de fonctionnement qui lui est tout à fait particulier.

 

Rappels – Généralités

En fait, lorsqu’on parle de PIF, le plus souvent, on devrait plutôt parler de coronavirus félins. Alors parlons de coronavirus félins…
Il est possible de classer cette famille de différentes manières. Nous avons choisi de vous la présenter ainsi :

• les coronavirus félins entéritiques (FCEV)

• les coronavirus responsables de la PIF (FPIV)

Les FPIV sont responsables de la PIF, la maladie. Alors que les coronavirus félins entéritiques provoquent des affections qui sont le plus souvent asymptomatiques.
La particularité des FPIV est qu’ils proviennent d’une mutation des FCEV. Une mutation est une « erreur » lors de la multiplication virale qui, dans le cas qui nous intéresse, rend le virus plus pathogène. Les FPIV acquièrent alors la capacité de se pénétrer au sein de certains types de globules blancs (appelés macrophages) et de retourner alors ces derniers contre l’organisme (composante auto-immune de la maladie).

 

Quelques chiffres :

On estime que 80 % des chats présentés en exposition sont séropositifs vis-à-vis du coronavirus (données UK). Ce chiffre montre que les coronavirus sont très fréquents au sein des collectivités félines et qu’il est très difficile de s’en affranchir.
Bien entendu et heureusement, tous ces chats ne déclencheront pas une PIF. Pour que la maladie survienne, il faut que la mutation ait lieu. Nous savons, aujourd’hui, que seuls 5 à 12 % de ces individus déclencheront une maladie.
« La sérologie « PIF » a tué plus de chats que la PIF elle-même. » Cette célèbre phrase de F. Scott montre bien qu’il ne faut pas trop attendre de la sérologie « PIF » (qui est en fait une sérologie coronavirus…). Un résultat positif à ce test prouve uniquement que le chat a eu un contact plus ou moins récent avec un coronavirus, et c’est tout !!! Ce test ne peut pas servir de pronostic, d’évaluation du risque d’apparition de la maladie etc.

 

Comment minimiser l’apparition de PIF clinique au sein de ma chatterie ?

Comme il est très difficile de s’affranchir des coronavirus, il faut la plupart du temps « vivre avec ». Le virus n’est pas dangereux par sa présence mais surtout pas sa circulation. Plus le virus circule, plus il risque de muter, plus il est dangereux. Donc, en pratique, il faut limiter la circulation du virus par des procédés d’hygiène générale de bon sens :

• limiter la surpopulation :

Si l’effectif est conséquent, il est préférable de séparer les individus en plusieurs groupes de 4 -5 individus. Limiter la surpopulation passe également par la gestion du « planning » de reproduction. En effet, avoir quatre femelles ou quatre femelles et seize chatons n’est pas du tout pareil en matière de gestion du risque.

• séparer les individus sensibles :

Même dans le cadre de l’élevage familial, une pièce destinée à la chatte et à des chatons doit être aménagée (dans le cadre de l’élevage familial, une chambre par exemple)

• isoler les individus malades :

En théorie, les individus atteints de PIF sont peu voire non excréteurs de coronavirus. Toutefois, des observations « terrain » d’épidémie de PIF au sein de diverses chatteries laissent encore le flou sur ce phénomène. Ainsi, il est préférable d’isoler les individus malades (pour rappel, l’infirmerie est une pièce légalement obligatoire en élevage félin).

• le principe de la marche en avant :

Ce principe d’hygiène universel devrait être appliqué, même au sein d’une chatterie familiale. On a l’habitude de convenir qu’il convient lors de ses déplacements de passer des secteurs sensibles (maternité, nurserie) aux secteurs potentiellement plus dangereux (adultes, infirmerie, quarantaine). Ce principe doit être adapté aux structures de la chatterie et respecté autant que faire ce peut.

Le sevrage précoce, qu’en est-il ?
Cette technique décrite par Addie a pour but de limiter la contamination des chatons avant leur départ de la chatterie. Elle se décompose en deux phases :

• isolement de la mère 15 jours avant la mise-bas

• sevrage et retrait définitif de la mère vers l’âge de 5 semaines

Théoriquement, les chatons issus de femelles infectés par le coronavirus sont protégés par les anticorps colostraux durant leurs 4 – 5 premières semaines de vie.
Cette technique montre alors tout son intérêt pour des chatons issus de mères séropositives vis-à-vis du coronavirus.
Cette pratique a été adopté par de nombreux éleveurs félins outre manche et outre atlantique et n’est pas encore adoptée fréquemment en France.
Lorsque l’on a des notions de comportement félin, on peut penser que cette technique est réellement dangereuse pour les chatons (contrôle des griffades, des morsures, hyperactivité…). Il est certain que cette pratique n’est pas à mettre dans toutes les mains. Elle nécessite une réelle substitution maternelle pour l’alimentation mais également dans les phases comportementales (arrêt des phases de jeu, épreuves de « soumission »…).
En pratique, quelques éleveurs français avec qui, j’ai discuté de cette pratique et qui l’ont pratiqué, m’ont signalé que cela nécessitait que :
• la portée comporte minimum 3 chatons,

• l’éleveur ait une réelle connaissance éthologique féline,

• et surtout du temps !!!

Certains auteurs laissent penser qu’il serait peut-être dangereux d’introduire ces chatons issus de sevrage précoce dans des effectifs contaminés en coronavirus, les risques de déclencher une PIF étant peut-être accrus. Toutefois, dans la majorité des cas, les éleveurs ayant adopté cette pratique en sont satisfaits.

G. CASSELEUX

Vétérinaire
Unité de Médecine de l’Elevage et du Sport
Secteur Elevage Canin et Félin
gcasseleux@vet-alfort.fr

Pour en savoir plus :
www.catvirus.com (français, anglais…)
http://www.vetscite.org/issue1/reviews/txt_index_0800.htm (anglais)
http://www.veterinarypartner.com/Content.plx?P=SRC&S=1&SourceID=19 (anglais)

Recommendations from workhops of the second international feline coronavirus/feline infectious peritonitis symposium ; Addie, D.D ; Paltrienia, S. ; Pedersen, N.; Journal of Feline Medicine and Surgery, 2003, 6, 125 – 130

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La Panleucopénie Infectieuse

 

Définition

La panleucopénie infectieuse, encore appelé typhus, est une maladie qui touche principalement le chaton en péri-sevrage provoquant une gastro-entérite. Cette maladie peut également provoquer des troubles de la locomotion chez les jeunes chatons issus de mères contaminés durant la gestation (ataxie cérébelleuse).

 

Etiologie

Cette affection est due à un virus de la famille des parvovirus appelé « Feline Parvovirus » (FPV). Il a été isolé pour la première fois en 1965. Il se caractérise comme la plupart des parvovirus par sa grande résistance dans le milieu extérieur. C’est un virus qui circule encore à bas bruit dans les élevages félins. De récentes études ont montré que les populations félines pouvaient être sensibles à certaines souches de parvovirus canin.

 

Epidémiologie

La panleucopénie frappe surtout les chatons en période critique où elle peut provoquer de 25 à 75 % de mortalité. Les adultes sont en général peu touchés. La contamination se fait essentiellement selon le mode oro-fécal. Des études ont montré également des excrétions oro-pharyngée et urinaire, mais plus limitées. Etant donnée sa forte résistance dans le milieu extérieur, la contamination peut se faire de façon directe, mais aussi de manière indirecte (pelage de la mère, chaussures, matériel de nettoyage, litières, …). Durant la gestation, un contact avec le parvovirus félin peut provoquer un avortement ou la forme nerveuse chez les chatons.

 

Pathogénie

Après pénétration dans l’organisme selon la voie orale majoritairement, une phase d’incubation s’installe pendant deux à dix jours (trois à cinq jours en moyenne). Après une phase de multiplication dans l’oropharynx, le virus se dissémine dans tout l’organisme avec une affinité particulière pour les cellules à forte activité mitotique (moelle osseuse, cellules lymphoïdes, épithélium intestinal, foetus). La phase d’excrétion se déroule principalement pendant la phase aiguë de la maladie. Des travaux ont envisagé l’existence d’excréteurs chroniques.

 

Symptomatologie

Deux formes majeures sont habituellement décrites. Ces formes cliniques peuvent tout de même avoir des évolutions différentes.

 

Forme typique

Forme suraiguë
Cette forme touche essentiellement les chatons. La rapidité d’évolution est telle que les individus sont souvent retrouvés morts avant l’apparition du moindre signe clinique (vomissement, diarrhée).

 

Forme aiguë
C’est la forme classique. Après une phase de fort abattement, l’animal présente des vomissements, une leucopénie massive et une diarrhée très liquide parfois teintée de sang. L’évolution est souvent sombre : mort par déshydratation ou choc endotoxinique.

 

Forme subaiguë
Elle ne s’observe que chez les adultes et passe souvent inaperçue.

 

Forme nerveuse
En cas de contamination durant la gestation, les chatons présentent alors une ataxie cérébelleuse dès la naissance.

Les signes cliniques n’apparaissent vers l’âge de trois semaines lors de l’acquisition de la marche. On remarque alors une hypermétrie, une dissymétrie et une incoordination motrice.

 

Diagnostic

La suspicion clinique est émise en confrontant l’épidémiologie (chatons en période critique, individus immunodéprimés), les symptômes (diarrhée, vomissement, abattement) et le résultat de certains tests biologiques comme une leucopénie à la formule sanguine. Le diagnostic de certitude est émis après identification du virus dans les selles dans de fortes concentrations. Un examen histologique peut être envisagée, en cas de décès, à partir sur des prélèvements de :
- moelle osseuse
- tube digestif.

 

Diagnostic différentiel

Le diagnostic de panleucopénie infectieuse ne peut se limiter à une suspicion clinique. En cas de diarrhée sur des chatons en période critique provenant d’un élevage, le typhus doit, selon notre avis, être systématiquement envisagé. Les autres causes de diarrhée sur les chatons sont multiples :
- parasitaire (coccidiose, giardiose, …)
- pseudo panleucopénie due au virus de la leucose féline
- diarrhées virales
- diarrhées bactériennes.

 

Pronostic

Le pronostic individuel sera évalué en fonction du degré de la leucopénie et de l’état général du chaton. En élevage, la panleucopénie infectieuse se manifeste essentiellement sous la forme d’épisodes enzootiques (atteinte de chatons isolés au sein d’une portée). Les formes épizootiques décimant des portées entières sont beaucoup moins courantes aujourd’hui mais existent encore. Les pertes liées à une enzootie de typhus restent malgré tout non négligeables.

 

Prévention

La prévention en milieu infecté passe par la mise en place de mesures sanitaires incontournables et de mesures médicales.

Mesures sanitaires :
Le FPV est très résistant dans le milieu extérieur. Il résiste à une multitude de désinfectants comme au chloroforme, aux désinfectants acides par exemple. Il est cependant sensible au formol à 0,5% et à l’eau de Javel diluée. Ces désinfectants devront donc être préconisés notamment dans le local de maternité. L’éleveur s’attardera à respecter les principes de « Sectorisation », de « Marche en avant », de « Nettoyage-Désinfection » pour éviter l’introduction du parvovirus au sein de la maternité ou de la nurserie. L’introduction par le biais d’animaux nouvellement acquis doit être évitée. La mise en place d’une quarantaine pour tout nouvel arrivant accompagnée d’un toilettage semblent appropriés. De même, si des personnes sont amenées à s’introduire dans l’élevage (vétérinaire, commerciaux de pet-food, …), il serait judicieux de leur faire porter des surchaussures.

Mesures médicales :
Les vaccins disponibles pour lutter contre la panleucopénie sont particulièrement efficaces.
S’il n’y a pas de risque spécifique, un protocole associant deux injections à 9 et 12-13 semaines semble donner de bons résultats. En cas de situation endémique, on peut proposer des injections 7 à 10 jours avant l’apparition présumée des symptômes répétées tous les 10-15 jours jusqu’au départ des chatons. La vaccination des mères en cours de gestation avec des vaccins atténués ne doit pas être employée sous peine d’engendrer des ataxies cérébelleuses sur les chatons à naître.

G. CASSELEUX

Vétérinaire
Unité de Médecine de l’Elevage et du Sport
Secteur Elevage Canin et Félin

gcasseleux@vet-alfort.fr

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Le coryza viral en élevage félin

Le coryza est un syndrome (ensemble de symptômes) causé par l'action synergique de certaines bactéries (non abordées dans cet article) et virus. Dans 80% des cas, les virus identifiés sont l’herpesvirus félin et les calcivirus félins.

Ces derniers existent sous la forme de multiples souches différentes, alors qu’il n’existe qu’un seul type d’herpesvirus félin. Il est donc difficile d’élaborer un seul et unique vaccin protégeant contre tous les calicivirus félins.

 

L’herpesvirus

Ce virus est très fragile dans l’environnement. Il ne résiste que quelques heures dans des conditions optimales (atmosphère humide, environnement sombre). Etant peu résistant, il se transmet essentiellement par contact direct, « nez à nez ». Ce virus présente la particularité de pouvoir entrer en latence (« sommeil ») dans une structure lymphatique appelée « ganglion trijumeau » et dans d’autres organes comme la cornée par exemple. Comme tous les virus herpès, il peut se réactiver à la faveur d’un stress physiologique (sevrage, gestation ; mise bas, déménagement, entrée d’un nouvel individu au sein d’un effectif…) ou pathologique (maladie intercurrente). Ce phénomène de latence est présent chez 80 % des chats ayant au un contact avec le virus. L’herpesvirus ne peut se multiplier qu’à une température faible. Ainsi, il s’exprimera essentiellement chez l’adulte par une atteinte des muqueuses dites « froides » (atteinte ulcéreuse de l’œil, décharge nasale, atteinte génitale…). Les signes généraux peuvent parfois se révéler sévères (fièvres, anorexies…). Le pronostic est le plus souvent favorable, toutefois des épisodes de mortalité néonatale liée à une infection herpétique durant les 15 premiers jours de vie ont été décrits.

 

Les calcivirus

Les calcivirus sont relativement fragiles dans le milieu extérieur mais peuvent toutefois résister jusqu’à une semaine dans des conditions optimales. La contamination se fait essentiellement par contact direct. Une contamination par voie indirecte (partage passif par l’éleveur, ses vêtements…) reste possible. En général, le chat est excréteur de calcivirus pendant plusieurs mois après sa guérison clinique. Les symptômes observés varient selon la souche. Ainsi, certaines souches s’expriment par des signes respiratoires alors que d’autres se traduisent par une atteinte digestive. Les calcivirus provoquent le plus souvent des ulcérations oculaires, linguales ou gingivales douloureuses rendant la prise alimentaire difficile. Le pronostic dépend de la sévérité des symptômes et donc de la souche impliquée, de l’âge du chat… Il est le plus favorable pour l’adulte.

 

Gestion en chatterie

Ces virus semblent fréquents en élevage. Une étude prochainement publiée, portant sur plus d’une centaine de prélèvements a mis en évidence la prévalence des viroses respiratoires en élevage félin :
- environ 10 % des chats vivant en collectivité sont excréteurs d’herpesvirus ;
- environ 40 % sont excréteurs de calcivirus ;
- environ 10 % sont excréteurs d’herpesvirus et de calcivirus ;
- environ 40 % ne sont pas excréteurs.

 

Remarque

La prévalence de l’excrétion herpétique doit être interprétée avec précaution, étant donné les difficultés à retrouver le virus dans les matières virulentes durant les phases de latence. Ces chiffres montrent que la circulation de ces virus est importante au sein des collectivités. Ainsi, il va falloir adapter sa conduite d’élevage pour pouvoir limiter l’expression clinique de la maladie. Le contrôle du coryza passe d’abord par des mesures d’hygiène. Il est essentiel de contrôler la densité animale (séparer les mères et les chatons du reste de l’effectif, éviter d’avoir toutes les portées en même temps, former des petits groupes indépendants au sein des grandes structures…). L’ambiance (température, hygrométrie, ventilation, éclairage) doit être régulée. Pour éviter la transmission indirecte, il est nécessaire de se nettoyer et désinfecter efficacement les mains (les virus respiratoires sont sensibles à la majorité des désinfectants). Au sein de l’élevage, le principe de la marche en avant doit être adopté : protéger les plus sensibles (chatons) en instaurant un circuit fermé allant du plus « propre » (maternité, nurseries) au plus « sale » (infirmerie, quarantaine).il est important de limiter le stress pour éviter la réactivation herpétique. Il serait également judicieux d’instaurer une quarantaine pour les nouveaux arrivants. Le délai d’incubation des viroses respiratoires félines varie de 7 à 10 jours. Après la mise en place de ces règles d’hygiène, il est nécessaire que votre vétérinaire applique un plan de vaccination. L’existence de vaccins tués ou vivants atténués permet au vétérinaire d’adapter le protocole vaccinal selon le statut de l’élevage, l’âge des individus, l’existence ou non de signes cliniques… La vaccination annuelle a été remise en cause notamment par l’Association Américaine des Vétérinaires Félins. Des études chez les chats vivant chez des particuliers sont en cours. Il ne faut pas omettre que vous, en tant qu’éleveur, êtes dans une situation particulière qui nécessite une protection bien plus efficace (cohabitation de plusieurs individus, présence de chatons plus sensibles, impératifs sanitaires…).

 

Qu’en est il du sevrage précoce ?

Cette technique qui consiste à isoler les mères en fin de gestation et de retirer définitivement les chatons vers 5 semaines a été décrite par des universitaires anglo-saxons pour limiter les infections à coronavirus. Sur le terrain, cette pratique semble limiter également la contamination et l’apparition de signes cliniques liés au coriza chez les chatons. Toutefois, adopter cette technique nécessite des connaissances en comportement félin, des installations adaptées et surtout du temps. En effet, si ce sevrage est mal réalisé, les conséquences sur le développement comportemental des chatons peuvent se révéler désastreuses (absence d’inhibition de la morsure, des griffages…).

 

En conclusion

Ce syndrome important de la médecine féline reste délicat à gérer en élevage. Les phénomènes de latence et d’excrétion chronique font qu’il est très difficile de s’affranchir de la présence des virus du coryza au sein de l’élevage. Il est essentiel de suivre les quelques règles énoncées pour éviter que vos chats et vos chatons n’expriment la maladie, restant ainsi en bonne santé :n’est-ce pas là l’essentiel ?

G. CASSELEUX

Vétérinaire
Unité de Médecine de l’Elevage et du Sport
Secteur Elevage Canin et Félin

gcasseleux@vet-alfort.fr


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L'ulcére de la cornée

La cornée est cette fine couche transparente qui recouvre l'avant de l'oeil. Se trouvant en position vulnérable, elle est facilement égratignée, ce qui peut provoquer l'apparition d'un ulcère. Les coups de griffes et les corps étrangers, voire même un choc violent à la tête, qui endommagent la cornée, sont couramment à l'origine de ces ulcérations. L'épithélium, la couche externe de la cornée, est alors lésé. Les infections virales peuvent également déclencher des ulcères de la cornée.

 

Introduction

Quand la cornée d'un chat est endommagée au cours d'un combat, elle peut cicatriser normalement si la blessure est superficielle. Une telle lésion peut néanmoins être prise au sérieux, en raison des risques de complications à long terme, qui peuvent affecter la vue du chat.

 

Détecter les ulcères

Il est assez simple pour un vétérinaire de diagnostiquer un ulcère de la cornée et d'en évaluer la gravité. Il lui suffit d'appliquer de la fluorescéine, un colorant jaune orangé, sur l'oeil du chat. En l'absence de lésion, le colorant est éliminé sans laisser de traces (mais le chat peut présenter un écoulement nasal, la fluorescéine étant évacuée par le canal lacrymo-nasal). Quand l'épithélium est atteint, par contre, et que le stroma est exposé, une tache jaune-vert apparaît. Cette tâche donne une idée de l'étendue du problème. On prescrit en général une pommade ophtalmique à base d'antibiotiques pour traiter la lésion (et éviter qu'une infection bactérienne secondaire ne se développe, ce qui mettrait en danger la vue de votre minou). Si tout se déroule bien, la plupart des chats se rétablissent en quelques jours. Puis une nouvelle analyse est faite, pour vérifier que l'épithélium s'est cicatrisé.
En cas de blessure ou d'infection à l'oeil, n'hésitez pas à consulter rapidement votre vétérinaire !

 

Rupture de la cornée

Quand un ulcère n'est pas soigné, la cornée peut se rompre et laisser s'échapper l'humeur aqueuse (le liquide qui se trouve à l'intérieur de l'oeil). L'iris subit alors un prolapsus. Il y a également inflammation. Cet état est grave et nécessite une intervention chirurgicale.

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La toxoplamose

 

Définition

Maladie parasitaire (due à un protozoaire : Toxoplasma gondii) commune à l’Homme et à de nombreux animaux à sang chaud. Le cycle parasitaire comporte des hôtes définitifs (chat et certains félins) et des hôtes intermédiaires : mammifères, oiseaux…

 

La maladie chez l’animal

Souvent inapparente, il existe deux formes :

• Toxoplasmose congénitale : malformations fœtales, avortements surtout chez la brebis, la truie plus rarement chez le chien.

• Toxoplasmose acquise : chez les individus immunodéprimés : troubles respiratoires, oculaires.

 

La maladie chez l’homme

Rare mais grave. Plus de la moitié de la population française serait positive (c’est-à-dire aurait été en contact avec le parasite sans affection apparente) et aurait développé une immunité efficace et durable. La toxoplasmose-maladie ne se déclare que rarement, mais, dans ce cas, elle est très grave. Comme chez l’animal, il existe une forme congénitale responsable d’avortement ou de malformations du fœtus.

 

Plusieurs modes de transmission

• Par ingestion de viscères ou de viandes crues ou mal cuites. C’est le mode contamination de le plus fréquent. Les viandes les plus dangereuses seraient dans l’ordre : mouton, porc, chèvre, volailles et lapin. La viande de bœuf serait sans risque.

• Par ingestion d’oocystes infectants provenant des selles de chat : seul animal capable de rejeter dans l’environnement des œufs du parasite, il n’est pas contrairement à ce qui est souvent directement contaminant. Pour devenir contaminant les oocystes (œufs du parasite) doivent subir une sporulation en milieu extérieur dans des certaines conditions de température et d’hygrométrie : cette phase prend de 1 à 5 jours. Les oocystes étant résistants plusieurs mois en milieu extérieur, leur ingestion par l’Homme est principalement due à la consommation de légumes du jardin mal lavés ou par contact des mains souillées par de la terre avec la bouche.

Le risque de contamination par l’alimentation et par le jardinage est beaucoup plus important que la seule présence du chat au domicile !

 

Prévention chez la femme enceinte

Contrôle sérologique systématique. Les femmes à sérologie positive ne courent aucun danger. Puisque leurs anticorps protègent le fœtus contre le parasite. En revanche, pour les femmes enceintes séronégatives et les personnes immunodéprimées, certaines précautions sont à prendre qu’il y ait ou non un chat dans le foyer.

• Bien cuire à cœur (couleur grise) la viande et abats et bien laver les légumes.

• Congeler au moins 15j les viandes destinées à être consommées crues.

• Protéger les aliments des insectes (mouches, blattes…), vecteurs potentiels du parasite.

• Eviter de jardiner ou porter des gants et se laver régulièrement les mains.

• Se laver les mains avant les repas ( !).

• Eviter de manipuler les viandes crues à mains nues ou bien se les laver ensuite.

• Demander à une autre personne de changer et désinfecter tous les jours la litière du chat (sinon s’en charger en mettant des gants de ménage).

• Observer les règles d’hygiène de base avec son chat. (se laver les mains après l’avoir caressé…).

• Nourrir son chat avec un aliment industriel (leur mode de cuisson annule tout risque de toxoplasmose).

• Faire porter aux chats qui sortent un collier à clochette afin d’empêcher la capture des oiseaux (source de contamination des félins).

Les futures mamans doivent savoir que la période dangereuse se situe entre la 10e et la 24e semaine de grossesse. Un suivi régulier de leur sérologie s’impose.

 

Faut-il traiter préventivement les chats de la maison ?

Question fréquemment posée, c'est théoriquement possible mais difficile de l’assumer durant les 9 mois de grossesse. Le rejet des oocystes s’effectuant en 1 à 3 périodes dans la vie du chat, un examen coprologique est sans intérêt. De même un examen sanguin est inutile : même si le chat est positif cela ne signifie pas qu’il excrète mais qu’il a été en contact avec les parasites dans les mois ou les semaines précédents. Il existe un test récent de détection par PCR qui permet de détecter des infections récentes du chat mais qu’il faudrait renouveler très régulièrement tout au long de la grossesse si le chat est négatif.

 

En conclusion

Si les règles d’hygiène sont suivies à la lettre, une femme enceinte à sérologie toxoplasmique négative peut tout à fait cohabiter avec un chat. Le danger essentiel étant représenté par la consommation de viande et de légumes contaminés.

 

Informations générales

200 000 à 300 000 nouvelles infections par an dont 2700 chez les femmes enceintes (sur environ 800 000 grossesses) explique l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments – http://www.afssa.fr ) dans un rapport récent (24/03/06) qui provoque 600 cas de toxoplasmose congénitale par an (dont 175 enfants auront des séquelles).

Dr Claude Paolino, Vétérinaire

Sources :
La Dépêche ASV
La Semaine Vétérinaire
AFFSA « Toxoplasmose : état des connaissances et évaluation du risque lié à l’alimentation ».

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Les parasites du chat

La teigne du chat

En effet, les persans sont malheureusement parmi les plus exposés de par la densité et la longueur de leur pelage. Il existe de très nombreux porteurs asymptomatiques : c’est-à-dire sans lésions apparentes. Ces chats peuvent déclarer très tardivement la maladie à la faveur d’un état de faiblesse ou bien ils peuvent tout simplement disséminer les spores pour contaminer tout l’environnement ou d’autres individus félins, canins ou humains. Votre médecin ne vous parlera pas de « teigne » ; ce terme fait peur mais plutôt d’herpès circiné. Le virus herpès n’y est pour rien dans vos problèmes de peau, et les lésions que vous pouvez attraper sur les poignets ou sur le cou en forme de pièces de 5 ct avec un liseré rouge en relief qui vous démangent alors que votre minette, elle ne se gratte pas sont bien provoquées par le même agent (Microscopum canis, Trichophyton….).

Minette ? Il lui manque quelques poils vers les oreilles ou d’une façon plus diffuse. Minet ? Non il n’a rien. Vous avez attrapé une Zoonose. Aie !

La lampe de Wood (la lumière violette fluorescente des boites de nuit) est un outil qui ne met en évidence que 50% des types de teigne. Il existe donc de faux diagnostics et aussi de faux positifs (certaines substances iodées mais aussi des croûtes et squames différentes de la teigne présentent une légère fluorescence.

Les formes de résistances que représentent les spores sont difficiles à combattre et peuvent résister de nombreux mois en attendant les conditions optimum d’hypogrométrie, de température et un substrat adéquat pour se développer an attaquant la kératine des poils. Pour les combattre : l’aspirateur et quelques aérosols disponibles chez votre vétérinaire (à base d’énilconazole). Il faut cependant cerner le problèmes en éliminant au maximum tous les supports textiles (moquettes, tapis …) de l’environnement du chat pendant tout le traitement. Il faut parfois éliminer aussi au maximum le substrat de poils : la tonte totale de votre chat reste parfois la seule solution. Une année de perdue avant de nouvelles expositions ! Le pire : tondre un chat porteur asymptomatique !! Mais il est peut être la source des problèmes récurrents de votre élevage …. A vous de choisir.

Les traitements sont simples et efficaces pour nous. Pas de panique une simple crème et quelques savons fongicides (à base de chlorhexidine ou de povidone iodée) après la manipulation des chats, suffiront à vous soulager en 15 à 20 jours.

Pour vos chats, les traitements classiques efficaces par voie générale à base de griséofulvine très intéressant pour le chat castré en utilisation longue ( 5 à 6 semaines) en association avec le traitement local est à proscrire.

ATTENTION DANGER – VERBOTEN – PERICOLOSO – STOP

LA GRISEOFULVINE entraîne secondairement de GRAVES PROBLEMES DE STERILITE !!!.

Les autres médicaments par voie générale (Kétoconazole…) favorisent aussi ces dérèglements hormonaux graves pour l’avenir reproducteur de votre chat. La vérité est ailleurs…

Il est nécessaire de combattre localement avec ou sans tonte de votre chat selon :
• La résistance du champignon rencontré
• Votre ténacité et application
• Votre désir d’en finir plus ou moins rapidement

Je vous conseille de faire analyser l’ennemi :vous serez plus motivé pour le combattre et continuer la lutte une fois les résultats connus (2 à 3 semaines de labo), pour contrôler les récidives (2ème vague ou nouvel envahisseur ?). parmi les soins locaux l’incontournable énilconazole en bain sans rincer tous les 4 jours et des crèmes laits ou pommades au quotidien. Il faut traiter les malades, les positifs asymptomatiques mais aussi tous les chats ayant eu un contact avec les positifs aux cultures. L’idéal est d’effectuer des contrôles réguliers par analyses des différents individus de l’élevage atteint et de séparer les lots de chats ainsi crées.

Bon courage !! mais le succès est au bout soyez en sûr.

Dr BACH

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Les parasites internes

Comme les chiots, les chatons sont très fréquemment infestés par des parasites internes : vers ou protozoaire. Les plus importants sont les Ascaris, les Coccidies et les Giardia. Ces parasites vont entraîner des troubles digestifs d'intensité variable, mais aussi des troubles généraux : maigreur, rachitisme, pelage terne. Certains de ces agents pathogènes, comme Giardia, Toxoplasma ou les Ascaris sont susceptibles d'infester l'homme. Pour toutes ces raisons, il est nécessaire de prévenir les infestations des chats par le biais de vermifugations régulières.

Quels sont les parasites ou les vers du chat ?

Les chats peuvent être infectés par des parasites unicellulaires, les protozoaires, ou par des "vers" (helminthes).

Infection par les protozoaires

Les chats, dès leur jeune âge, peuvent être infectés par des protozoaires, agents pathogènes, unicellulaires. Deux types peuvent être distingués, les Giardia et les Coccidies. Ils sont aussi fréquents que les vers et vont infecter 30 à 60% des chatons en élevage, et à 5 à 20% des chats de propriétaires.

a) LES GIARDIA
Les Giardia sont des protozoaires flagellés, microscopiques, qui sont présents sur la muqueuse de l'intestin grêle et induisent par leur prolifération une entérite avec maldigestion-malabsorption, d'où un amaigrissement et une diarrhée chronique. Cette affection touche aussi bien les adultes que les jeunes. Les chats s'infectent en ingérant des kystes microscopiques présents dans l'environnement (eau, aliments). Ces kystes sont éliminés dans les selles par les animaux infectés.

b) LES COCCIDIES
Les Coccidies parasites du chat sont nombreuses. Les plus fréquentes, les Isospora, sont des agents d'entérites aiguës observées sur les jeunes chatons, de 1 à 6 mois. Ces Coccidies sont ingérées par consommation de kystes (ookystes) présents sur le sol. D'autres espèces de coccidies sont avant tout ingérées par le chat en même temps que leurs proies (souris notamment). L'une de ces coccidies est le toxoplasme, Toxoplasma gondii. Cette dernière espèce est bien connue puisqu'elle infecte tous les mammifères, y compris l'homme. Le chat est le seul qui héberge les formes intestinales et rejette des kystes. Les autres mammifères, dont l'Homme, s'infectent en ingérant ces kystes ou en consommant d'autres animaux déjà infectés (viande de mouton peu cuite par exemple), puis ils hébergent des formes tissulaires du parasite (localisées dans les muscles, les cellules nerveuses). Le chat est une source de toxoplasme pour les humains. Environ 90% des chats adultes ont été infectés par le toxoplasme. Les femmes enceintes non immunisées doivent éviter les contacts avec les litières des chats, manger de la viande cuite et des légumes correctement lavés pour ne pas intégrer de kystes de toxoplasme. Il peut être conseillé durant cette période de ne plus côtoyer de chats, bien que la source principale reste l'alimentation. La plupart des coccidies sont bien supportées par les chats et les infections restent asymptomatiques. Seuls les Isospora sont susceptibles d'entraîner des diarrhées importantes chez les chatons.

Comment s'en débarrasser ?

* Le traitement des coccidioses fait appel à des antibiotiques administrés durant une dizaine de jours.
* Le traitement de la giardiose fait appel à l'emploi d'autres principes actifs disponibles chez le vétérinaire.
* La prévention passe par des mesures sanitaires : nettoyage des sols d'élevage de façon à limiter la quantité de kystes infectants.

Infection par les helminthes

La fréquence des helminthes (vers) digestifs est difficile à estimer et les enquêtes montrent de grandes variations liées aux chats inclus dans l'échantillon : animaux en chatterie ou de propriétaires, origine urbaine ou rurale, localisation géographique, saison, répartition des classes d'âge... En 1996, une enquête basée sur l'analyse de selles a montré que 17% (0 à 32% selon les types) des chats étaient infestés par des helminthes. Les chatons de moins de 1 an étaient plus souvent infestés que les animaux plus âgés : 31,7% étaient parasités.

Les ascarides (Toxocara cati) sont les principaux helminthes rencontrés chez les jeunes, tandis que les ankylostomes et le ténia Dipylidium sont observés chez les chats de tout âge.
Toxocara cati est un ver rond ou nématode mesurant 4 à 8 cm de long. Les ascaris se localisent dans l'intestin grêle. Ils forment des pelotes à l'origine d'irritation et d'obstruction. Les chats s'infestent en consommant des oeufs présents dans le milieu, ou lors de la tétée dans les 10 jours qui suivent la naissance. Les chattes hébergent des larves dans leurs tissus toute leur vie. Ces dernières se "réveillent" en fin de gestation pour donner des adultes intestinaux et des larves dans le lait. Les oeufs sont éliminés en grande quantité. Ils résistent au froid, à la dessiccation et aux désinfectants usuels. Ils survivent plus de 3 ans sur un sol. Ils deviennent infestant en 3 semaines environ. Après ingestion, les larves migrent dans l'organisme, foie, poumon, avant de revenir dans l'intestin pour y devenir adultes. Le cycle dure environ 6 semaines.
La toxocarose peut se traduire par un ballonnement des chatons et de la diarrhée, associés à une mauvaise croissance, un poil sec et terne. Les ascarides exercent une spoliation en calcium, phosphore, vitamines, oligo-éléments et glucose, qui freine la croissance des jeunes. Des vomissements de vers peuvent d'observer. Des mortalités brutales par péritonite sont également possibles.

Dipylidium caninum est un ver plat segmenté (cestode ou ténia). Les larves sont présentes dans les puces. C'est l'ingestion de ces dernières qui entraîne l'apparition des ténias adultes dans l'intestin grêle au bout de 3 semaines. Les anneaux ou segments ovigères sont éliminés avec les matières fécales et sont souvent observés aux marges de l'anus ou sur le pelage. Ils mesurent 5-6 mm de long, sont mobiles et blanchâtres à l'état frais, puis se dessèchent et ressemblent alors à de petits grains de riz. Le téniasis est généralement bien supporté. Il peut freiner la croissance, être responsable d'une méforme et d'un pelage terne, ainsi que d'un prurit anal à la sortie des anneaux.

Quand vermifuger ?

1°) Les femelles gestantes : une vermification des chattes dans les 15 jours précédant la mise bas est conseillée, ainsi que dans le mois suivant.
2°) Les chatons : les chatons seront vermifugés à 1 mois, puis à 3 et 6 mois.
3°) Les adultes : un rythme de 2 fois par an est ensuite conseillé. Lors de problème de toxocarose, une vermification tous les mois jusqu'à 6 mois est mise en place.
La prophylaxie repose sur l'hygiène des locaux ("élimination des oeufs"), la surveillance et la vermification des chattes. Le risque de téniasis à Dipylidium est limité lorsqu'une bonne prophylaxie vis-à-vis des puces est conduite.
4°) Notons que Toxocara cati, comme Toxocara canis, peut infester l'homme et provoquer de graves affections liées à la migration des larves (Larva migrans ascaridiennes). Le risque est lié à l'ingestion des oeufs larvés présents dans l'environnement des propriétaires, ou des enfants qui jouent dans les jardins publics.

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Articles de santé

Détermination du groupe sanguin chez le chat

Lu pour vous sur le site Amicale Belge du Chat asbl
Interview du Dr J. Leidinger par P.M. von Granbusch

Le Dr Judith Leidinger a consacré la plus grande partie de ses recherches (au laboratoire de médecine vétérinaire IN VITRO de Vienne) à la détermination des groupes sanguins chez les chats.

 

Quels sont les différents groupes sanguins chez les chats et comment sont-ils constitués ?

Dr LEIDINGER : Les groupes sanguins sont définis par des structures (antigènes*) à la surface des globules rouges. Ces structures sont fixées génétiquement et sont héréditaires. Nous connaissons trois groupes sanguins différents chez les chats qui, comme dans le cas des êtres humains, sont appelés A, B et AB. Jusqu'à présent aucun groupe 0 n'a pu être déterminé chez les chats. La signification du terme « groupe sanguin » est principalement liée à une protéine naturelle (anticorps*) contenue dans le sérum sanguin. Ces anticorps s'opposent à ceux des autres groupes sanguins. Les chats du groupe B possèdent des anticorps très efficaces contre les globules rouges du groupe A, tandis que les chats du groupe A possèdent, majoritairement, de « faible » anticorps contre les globules rouges du groupe B. Si, par exemple, les anticorps d'un chat du groupe B sont mis en contact avec les globules rouges d'un chat du groupe A ceux-ci seront détruits. Contrairement aux chiens, les chats entre l'âge de 6 à 10 semaines produisent spontanément des anticorps et ce même s'ils n'ont pas été en contact avec du sang d'un autre groupe.

 

Comment les chats héritent-ils d'un groupe sanguin ?

Dr LEIDINGER : D'après les différentes analyses réalisées sur un grand nombre de pedigree, nous savons que le groupe sanguin est acquis par un processus héréditaire simple.
Selon les recherches actuelles, le groupe A est dominant par rapport au groupe B. Cela veut dire que si un chat est reconnu du groupe B, il est nécessairement homozygote pour ce gène (BB). Par contre, si un chat est du groupe A, il peut être soit homozygote (AA) soit hétérozygote (AB). Dans ce dernier cas le chat du groupe A est dit « porteur » du gène* récessif B. Actuellement, il est impossible de déterminer par un test sanguin si un chat du groupe A est homozygote ou hétérozygote, on peut seulement le découvrir en analysant les pedigrees. Selon les connaissances actuelles les groupes A et B sont allèles* du même locus*. Donc, en accouplant deux chats du groupe B ont obtiendra toujours des chatons du groupe B tandis que deux chats homozygotes du groupe A produirons invariablement des chatons du groupe A (homozygotes eux aussi).
Exemples du caractère héréditaire des groupes sanguins :
A) Un chat homozygote A avec un chat du groupe B.
On obtient: 100 % de chatons phénotype ment du groupe A mais tous porteurs du gène récessif B. (donc AB)
B) Un chat hétérozygote A avec un chat du groupe B.
On obtient: 50 % de chatons AB et 50 % de chatons du groupe B.
C) Deux chats hétérozygotes du groupe A.
On obtient: 50 % de chatons AB, 25% de chatons AA et 25% de chatons du groupe B.

 

Comment les groupes sanguins sont-ils répartis et pourquoi y a t'il une augmentation sensible de chats du groupe B dans certaines races ?

Dr LEIDINGER : Le groupe sanguin dominant est le groupe A suivi du groupe B puis enfin apparaît de manière plus isolée le groupe AB, mais il vaudrait mieux ne pas favoriser ce dernier. Selon les analyses effectuées sur plusieurs milliers de chats aux Etats Unis et en Europe la distribution des groupes sanguins semble à la fois dépendre autant des reproductions que des différences régionales. La majorité des chats de gouttière sont du groupe A. Chez les Siamois et autres races apparentées (Burmese, Ocicat, Oriental) il n'a pas encore été découvert de chat du groupe B. Chez les Maine Coon et les chats des forêts Norvégiennes la proportion de chats du groupe B est inférieure à 5%. Les Abyssins, Somali et Persans présentent 5-25 % de sujets du groupe B tandis que 25-50 % des British, Exotic et Devon Rex sont du groupe B. L'apparition du groupe sanguin B n'est pas facile à expliquer. Probablement est-il apparu à certains endroits par voie de mutation génétique. Une chose est sûre si on croise une race à fort pourcentage de groupe B avec une autre race, avec le temps la proportion de groupe B dans cette dernière sera sensiblement augmentée. Les chats de gouttières européens présentent une proportion extrêmement faible d'individus du groupe B par rapport aux Persans et autres poils mi-longs issus d'eux. (remarque de P.M. GRANBUSCH : afin d'obtenir les nouvelles couleurs chocolat, lilac et colourpoint chez les british shorthair on les a croisés avec des Persans, ce qui a très probablement contribué de manière involontaire à augmenter leur pourcentage de chats du groupe B.)

 

Quelle est l'importance de connaître le groupe sanguin de ses chats ?

Dr LEIDINGER : La connaissance des groupes sanguins de ses chats est utile pour deux raisons au niveau clinique, 1° en cas de transfusion sanguine et 2° afin d'éviter la naissance de chatons d'un groupe incompatible avec celui de la mère. Si on transfuse un chat du groupe B avec du sang de groupe A cela amènera de sérieux problèmes d'incompatibilité. Le second cas de complication liée à une incompatibilité de groupe est souvent responsable de chatons malades au sein d'une portée. Cette complication se manifeste sous forme d'anémie (destruction des globules rouges) pouvant entraîner la mort.

 

Quels chatons sont en danger ?

Dr LEIDINGER : Les chatons du groupe A issus d'une femelle du groupe B et d'un mâle du groupe A.
Pour les races qui ont un pourcentage de chats du groupe B excèdent les 10 % la possibilité de voir apparaître ce genre d'incompatibilité sanguine ne doit pas être sous-estimée.

Pourquoi les globules rouges des chatons sont-ils détruits et qu'est-ce que cela implique ?

Dr LEIDINGER : Les chatons en question sont nés en bonne santé mais ils reçoivent les anticorps de leur mère par l'intermédiaire du premier lait (colostrum), ce qui entraîne la destruction de leurs globules rouges. Comme nous l'avons dit plus haut les chats du groupe B possèdent des anticorps très agressifs contre les globules rouges du groupe A (en théorie l'inverse devrait être aussi vrai, mais dans la pratique on constate que les chatons du groupe B issus d'une mère du groupe A résistent beaucoup mieux car les anticorps de leur mère semblent moins efficaces).

 

Que peut-on faire pour éviter la mort de chatons à cause d'une incompatibilité de groupe ?

Dr LEIDINGER : En déterminant le groupe sanguin de tous ses reproducteurs et en accouplant uniquement ceux qui ont un groupe identique on peut réduire la perte de chatons. Pour les races présentant moins de 5 % d'individus du groupe B, il est recommandé de ne pas utiliser ces derniers dans le programme de reproduction et ce afin d'éviter des problèmes futurs d'un point de vue génétique. Que dois-je faire si j'ai une portée à risque (mère groupe B et père groupe A) ? La meilleure chose à faire serait de déterminer le groupe sanguin de chaque chaton à partir du sang de son cordon ombilical et d'empêcher les chatons du groupe A de prendre le lait maternel pendant les deux premiers jours. Pendant cette période les chatons du groupe A peuvent être soit nourris de manière artificielle soit confiés à une nurse du groupe A. Après cette période, les chatons ne courent normalement plus aucun danger car la paroi de leur intestin est devenu imperméable aux anticorps de leur mère. S'il n'y a pas de vétérinaire présent à l'accouchement (et donc pas de possibilité de déterminer le groupe sanguin des chatons) l'éleveur peut procéder au test appelé le « test du coton ». Ce test consiste à masser, toutes les deux heures, l'estomac des chatons dans le but de les faire uriner. Avec une boule de coton on essuie doucement la région anale du chaton ce qui permet d'observer la couleur de l'urine (normalement incolore). Si l'on constate une couleur brunâtre de l'urine c'est qu'il y a un problème sanguin. Dans ce cas, il est bien de séparer le chaton en question de sa mère et de procéder comme mentionner plus haut. Il sera néanmoins nécessaire de faire examiner l'animal par un vétérinaire car il peut avoir besoin d'un traitement médical spécifique.

 

Pourquoi le colostrum est-il si dangereux en cas d'incompatibilité de groupe sanguin ?

Dr LEIDINGER : Parce qu'il contient, dans le cas envisagé ici, une haute teneur en anticorps anti-A qui peuvent détruire les globules rouges d'un chaton du groupe A.

 

Pourquoi le bout de la queue des chatons survivants peut-il mourir au bout d'1-2 semaines ?

Dr LEIDINGER : La mort du bout de la queue du chaton est le résultat d'une réaction immunologique (réaction antigènes anticorps). Le bout de la queue est rempli de vaisseaux sanguins très fins. Si une réaction antigènes anticorps se produit à cet endroit le bout de la queue ne sera plus alimenté en sang frais et finira par « mourir », ce qui entraînera parfois une nécrose* des tissus.

 

Peut-on utiliser les chats de groupe B comme reproducteurs dans son élevage ?

Dr LEIDINGER : Le groupe sanguin B n'est pas une tare, il s'agit simplement d'une caractéristique de l'individu (comme le fait d'avoir les yeux bruns ou les yeux bleus), toutefois chez les chats cette caractéristique à des implications au niveau reproductif et clinique. Voilà pourquoi, de manière générale la femelle du groupe B ne devraient se reproduire qu'avec des mâles du groupe B.

 

Comment détermine-t-on le groupe sanguin d'un chat ?

Dr LEIDINGER : Pour déterminer le groupe sanguin le vétérinaire prélève 1-2 ml de sang (0,4 ml chez un nouveau-né) qui sera envoyé dans un laboratoire pour analyse. La détermination du groupe sanguin est obtenue par un test qui se base sur la disposition (la façon de se grouper) des globules rouges.

 

Quelle proportion de groupe A et B avez-vous trouvé lors de vos recherches sur les chats de races ?

Dr LEIDINGER : En Autriche, 18 % des Persans sont du groupe B et 30 % des British sont également de ce groupe. En terme de population génétique on peut dire que 1 British sur 5 et 1 Persan sur 7 peut engendrer une portée à risque.

 

Qu'est-ce qui vous a poussé à orienter vos recherches sur les groupes sanguins ?

Dr LEIDINGER : J'ai toujours été une vraie fan de chats. Lors d'un congrès en 1991, j'ai rencontré le professeur URS GIGER dont je suis devenue plus tard la collaboratrice. Jusque là il n'y avait jamais eu de recherche sur le sujet en Autriche. J'ai donc simplement voulu savoir si la distribution des groupes sanguins était identique à celle relevée aux Etats Unis. tout en étudiant leurs conséquences au niveau de la reproduction. A la fin de mes recherches il est apparu clairement que les données recueillies en Autriche étaient similaires à celles des Etats Unis.

 

En conclusion

- Les mâles du groupe B peuvent être croisés avec des femelles A et B sans exception.
- Les mâles du groupe A doivent être croisés uniquement avec des femelles A.
- Les femelles du groupe B doivent être uniquement croisées avec des mâles B.
- Les femelles du groupe A peuvent être croisées avec des mâles A et B sans exception.

Glossaire * :
- Allèles : Deux gènes situés au même endroit de deux chromosomes analogues sont dits allèles.
- Anticorps: Substance synthétisée par les cellules et capable de se fixer spécifiquement sur un antigène.
- Antigène : Substance chimique isolée ou portée par une cellule, qui, introduite dans un organisme peut provoquer une réaction spécifique du système immunitaire visant à la détruire ou à la neutraliser.
- Chromosome: Elément du noyau des cellules, formé d'une longue molécule d'ADN associée à des protéines.
- Locus : Emplacement d'un gène sur son chromosome
- Gène : Partie d'ADN transmis héréditairement et participant à la synthèse d'une protéine correspondant à un caractère déterminé.
- Nécrose : Mort d'une cellule ou d'un tissu à l'intérieur d'un organisme vivant.

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>Le Calcium

Lu pour vous sur le site Amicale Belge du Chat asbl

Le calcium est un élément minéral souvent évoqué, lorsque l'on parle de croissance, de gestation et de lactation. Nous nous proposons de rappeler l'essentiel de ses propriétés et de ses particularités biologiques et physiologiques, puis d'en tirer les enseignement pratiques. Présent dans les os, le calcium leur confère la rigidité qui leur est nécessaire pour constituer le squelette, véritable charpente de l'individu. Présent également dans le sang, il est véhiculé par celui-ci pour atteindre l'os (et s'y fixer), atteindre la glande mammaire au cours de la lactation (puisqu'il est l'élément minéral le plus important dans le lait) et atteindre l'utérus au cours de la gestation (constitution embryonnaire). Il permet, en outre, le bon fonctionnement du système nerveux car, avec d'autres éléments, il est responsable à ce niveau des onde de polarisation et de dépolarisation qui constituent l'influx nerveux.

 

Le calcium constituant biologique

L'absorption se fait :

• Au niveau de l'intestin (à partir du calcium contenu dans l'alimentation ou distribué complémentairement à celle-ci), selon un mécanisme cellulaire complexe qui aboutit à son passage dans la circulation sanguine,
• A partir du sang, différents tissus prélèvent ce qui leur est nécessaire,
• le tissus osseux,
• la glande mammaire,
• l'utérus,
• le système nerveux.

Seul le tissu osseux joue le rôle d'un réservoir puisqu'il est susceptible de reverser dans la circulation sanguine le calcium dont l'organisme peut avoir besoin ailleurs. De plus, l'os vivant est le siège d'une constante destruction ; il existe à son niveau simultanément dépôt et retrait de calcium. Deux organes, l'utérus et la mamelle, le prélèvent sans rien rendre, au cours de la gestation et de la lactation. La demande en calcium de ces deux organes, quand ils sont en activité, est si importante que, par le sang interposé, ils prélèveront sur le squelette ce dont ils ont besoin. L'élimination s'effectue par le rein et l'on trouve le calcium dans les urines. La circulation sanguine joue un rôle primordial dans la distribution et la répartition du calcium dans l'organisme Or il est remarquable de constater que le taux de calcium contenu dans le sang est une valeur constante chez un sujet sain, quel que soit son état physiologique. En effet, les phénomènes de régulation tendent à le maintenir. S'il y a légère baisse, il y aura prélèvement sur le tissu réservoir, le tissu osseux. S'il y a légère augmentation, il pourra y avoir soit dépôt sur ce tissu osseux, soit tout simplement élimination rénale. Dans le cas d'un apport insuffisant de calcium dans l'alimentation ou d'une élimination exagérée, le maintien de la calcémie peut engendrer une déminéralisation, grave du squelette.

 

Régulation

L'absorption, l'élimination, le maintien de la calcémie, un dépôt suffisant dans les os du squelette et un bon fonctionnement du système nerveux sont commandés par trois facteurs principaux, deux hormones et une vitamine :

• La parathomone, issue des glandes parathyroïdes, augmente l'absorption intestinale, entraîne la déminéralisation de l'os et diminue l'excrétion rénale
• La calcitonine, hormone thyroïdienne, diminue l'absorption, favorise la minéralisation des os et l'élimination rénale.
• La vitamine D favorise l'absorption et la minéralisation de l'os à faibles doses (à fortes doses, déclenche la déminéralisation) et diminue l'excrétion rénale.

Bien sûr, toute anomalie constatée dans l'élaboration, l'activation et la façon d'agir de ces trois principaux facteurs peut engendrer des désordres dans l'absorption, la régulation et l'élimination du calcium dans l'organisme. Sans entrer dans la description d'anomalies pathologiques, envisageons les enseignements pratiques que ses simples considérations physiologiques nous suggèrent.

 

Besoin du chaton

La croissance c'est, entre autre chose, l'édification d'une solide charpente osseuse d'un sujet devenant progressivement adulte. Il faudra pendant cette période se préoccuper principalement de deux choses :
• Une bonne absorption encouragée par l'apport d'une quantité nécessaire et juste suffisante (ni trop ni trop peu) de vitamine D la prévention de tout incident intestinal (diarrhées) ,
• Un apport de calcium se rapprochant de la valeur suivante : 550 mg/kg/jour (incluant le calcium contenu dans les aliments compris) et tenant compte d'un apport de phosphore tel que le rapport calcium phosphore soit voisin de 1,2(phosphore - 440 mg/kg jour).

 

Besoin de la chatte en gestation

On estime que, pour l'entretien d'un adulte, les quantités de calcium à apporter sont moitié moindres que celle du chaton. Les besoins au cours de la gestation seront donc légèrement augmentés et, pour y répondre, il faudra apporter un supplément de calcium. On pourra le faire en sachant qu'il n'y a aucun danger à saturer les facultés d'absorption de l'intestin car ce qui ne sera pas prélevé sera rejeté dans les selles (sachons toutefois qu'une exagération peut entraîner des diarrhées).

 

Besoins de la lactation, tétanie puerpérale

Le lait de la chatte contient en moyenne 2,3 g de calcium par kilo. C'est dire combien la production de lait va prélever au niveau de l'organisme maternel !. Il sera donc nécessaire de saturer l'absorption par un apport suffisant tout en sachant qu'il aura vraisemblablement prélèvement au niveau du squelette. L'incident le plus remarquable et que les éleveurs connaissent bien est la tétanie de lactation ou tétanie puerpérale. Après l'accouchement, la montée du lait peut être si brutale puis les besoins des chatons si importants que les mères présentent des symptômes nerveux caractéristiques. Ceci serait dû à un prélèvement de secours instantané aux dépends du bon fonctionnement du système nerveux, et sur un sujet souffrant d'insuffisance de sécrétion des glandes parathyroïdes (c'est la parathormone qui permet de puiser dans le réservoir osseux).

 

En conclusion

Les apports de calcium chez le chat au cours de la croissance, de la gestation et de la lactation sont loin d'être négligeables. Ces apports constituent la meilleure prévention des troubles osseux que l'on peut rencontrer au cours de ces trois périodes. Bien entendu, cet exposé, traitant avant tout de cet élément minéral majeur, ne tient pas compte ou très peu de la multiplicité des facteurs qui interviennent en même temps que lui.

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La stérilisation précoce chez le chat

Dr Elise Malandain

Docteur Vétérinaire
La Lettre du Club Félinotechnique n° 14

Pour l’éleveur passionné, le renouvellement des reproducteurs est primordial, mais il est tout aussi souhaitable que des sujets non destinés à la reproduction, et vendus comme animaux de compagnie, ne soient pas accouplés. Face à ce problème, les éleveurs Outre-atlantique pratiquent depuis de nombreuses années la stérilisation dite « précoce ». en France, les opérations, pratiquées entre 2 et 3 mois, sont toujours l’objet de vives polémiques.

 

Stérilisation précoce et idées reçues

 

La croissance

On dit souvent que la stérilisation réalisée lors du jeune âge entraîne une croissance réduite, et donc de petits individus. Or, les hormones sexuelles (testostérone et oestradiol) interviennent dans la fermeture des cartilages de croissance, ce qui pourrait au contraire laisser penser à une croissance plus importante. Des études statistiques, réalisées aux Etats Unis, ne montrent pas ou très peu de différence de fermeture des cartilages de croissance et de taille adulte, que le chat ait été stérilisé à 7 semaines ou à 7 mois. Eventuellement, il faut alors s’attendre à ce que le chaton soit très légèrement plus grand en fin de croissance.

 

Les calculs urinaires chez le mâle

La castration précoce du chat mâle a longtemps été accusée de favoriser l’apparition de calculs urinaires, par diminution du diamètre de l’urètre (conduit reliant la vessie au méat urinaire). Des mesures ont été réalisées en comparant les diamètres urétraux de chats castrés à 7 semaines et à 7 mois et n’ont montré aucune différence. La castration précoce n’est donc pas en soi un risque supplémentaire de calculs urinaires. Par contre, le développement du pénis est limité chez lez animaux castrés très jeunes, et son extériorisation devient alors plus difficile que chez des animaux castrés plus tardivement.

 

L’obésité

Bien que l’obésité puisse survenir chez tous les chats (castrés ou entiers) et que l’activité et la nourriture jouent un rôle prépondérant, les animaux castrés ont un risque d’obésité plus élevé, du fait d’une diminution des besoins énergétiques liés à la castration. La stérilisation précoce n’entraîne en tous cas pas de hausse de ce risque par rapport à une stérilisation plus tardive. Il convient, quel que soit l’âge de l’opération, d’adapter des mesures préventives de la prise de poids.

 

Les avantages de la stérilisation précoce :

 

Les tumeurs mammaires

Les chattes castrées ont environ sept fois moins de risques que leurs congénères intactes de développer une tumeur mammaire. Chez la chatte, ces tumeurs sont d’ailleurs souvent de très mauvais pronostic (90% de malignité). Pour réduire ce risque au maximum, il convient de stériliser les chattes avant leurs premières chaleurs, ce qui n’est pas toujours le cas des femelles opérées aux alentours de 7 ou 8 mois.

 

La reproduction non désirée

Selon le même principe, nombreux sont les propriétaires de chattes qui pensent bien faire en attendant que les premières chaleurs de la femelle soient passées pour pratiquer la stérilisation, voir même qui partent du principe qu’une chatte a « besoin » d’avoir une portée dans sa vie. Cette position, terriblement anthropomorphique contribue au développement de la population de chats errants en France, puisqu’il n’est pas toujours facile de placer les chatons issus de ces portées. Pour les chattes de race, cela conduit fréquemment à deux situations : soit une mésalliance avec un sympathique (mais néanmoins peu adapté) chat de gouttière, soit un accouplement non raisonné avec un mâle de la même race, mais sans réelle sélection.

 

L’anesthésie du chaton : un risque majeur ?

Il est évident que l’anesthésie d’un chaton de 2 mois est plus délicate, et nécessite une expérience particulière. Ceci étant, pratiquée dans de bonnes conditions, elle ne présente pas plus de risques que l’anesthésie d’un adulte. L’état général du chaton est primordial : seuls des animaux en bonne santé, et correctement vermifugés (attention au risque d’anémie) pourront être opérés. Chez le chaton, le risque d’hypoglycémie est plus important que chez un adulte : en effet, les chatons ont plus de mal à maintenir une glycémie normale en l’absence de repas. La mise à jeun chez les chatons doit donc s’effectuer plus tardivement. Un délai de 4 à 5 heures entre le dernier repas et le chirurgie doit être respecté. Dès que le réveil est complètement obtenu, un repas devra être proposé dans l’heure. Ce repas, proposé à la clinique, aura tout avantage à être sous forme humide ou réhydraté, pour compenser les pertes en eau, proportionnellement plus importantes chez les animaux de petite taille. Les gammes d’aliments vétérinaires proposent d’ailleurs des produits parfaitement adaptés à cette indication. Enfin, les suites opératoires sont souvent moins difficiles pour le chaton que pour l’adulte.

La stérilisation précoce est une alternative à la stérilisation tardive, qui doit progressivement être prise en compte en France. Sans pour autant la rendre systématique (attention à ne pas castrer de jeunes chatons qui vont s’avérer être de formidables sujets pour la race !!), l’éleveur doit en connaître les avantages et inconvénients. Pour le chaton de race, comme pour celui de gouttière, c’est en tous cas un moyen infaillible d ‘éviter la naissance de portées non désirés.

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Ovariectomie de la chatte

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Ovariectomie de la chatte

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La stérilisation chez le chat

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Stérilisation chez le chat

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Identification Génétique Féline

 

A quoi sert l’identification génétique ?

L’identification génétique, par l’intermédiaire de repères appelés marqueurs microsatellites, permet d’obtenir la carte d’identité génétique d’un individu. Cette carte d’identité génétique est unique, universelle et infalsifiable. Elle va, par conséquent, apporter une preuve irréfutable lors de la certification des pedigrees, permettre de lutter contre les trafics,… Concrètement, pour un éleveur, l’identification génétique permet :
- de vérifier la filiation des chatons (double paternité présumée par exemple),
- d’apporter un gage de qualité à l’elevage,
- de s’assurer du pedigree du chat qu’il souhaite acquérir,
- de le reconnaître en cas de vol,
- de faciliter l’inscription à un livre généalogique comme le LOOF ou le CFA

 

Qu’est ce qu’un marqueur microsatellite ?

Un repère servant à identifier l’empreinte génétique d’un individu. Aujourd’hui, les marqueurs qui servent de base aux identifications génétiques réalisées dans le monde entier sont ceux proposés par la communauté scientifique internationale via l’ISAG. Pour les félins, la norme ISAG comprend un panel de 19 marqueurs microsatellites chargés de différencier ou rapprocher deux profils génétiques.

 

Qu’est ce que l’ISAG ?

L’International Society for Animal Genetics (ISAG) est le point de rencontre et d’échange d’informations, résultats, applications scientifiques, etc... Concrètement, elle organise des groupes de travail contribuant à faire progresser la recherche fondamentale en génétique animale. L’ISAG est, entre autres, à l’origine de la validation, l’actualisation des panels de marqueurs microsatellites destinés aux contrôle de filiation Bovins, Equins, Canins, Félins,… Aujourd’hui, la communauté scientifique et les laboratoires d’analyse se basent sur les normes ISAG pour leur intérêt, leur crédit scientifique et leur pertinence.

 

Quel crédit donné à un pedigree certifié par ADN ?

La comparaison de profils génétiques permet théoriquement la certification irréfutable des pedigrees. Néanmoins, le choix du panel scientifique utilisé va déterminer la qualité et la fiabilité de l’analyse. A cette fin, GENINDEXE a choisi le panel ISAG qui est aujourd’hui le plus exhaustif et le plus récent. La politique qualité, les accréditations ou divers agréments détenus sont également extrêmement révélateurs de la fiabilité des analyses réalisées par un laboratoire.

 

Comment dois-je procéder pour réaliser l’identification génétique de mes chatons ?

Il suffit de vous procurer un kit de prélèvement buccal ou sanguin (fourni gratuitement par GENINDEXE) et vous adresser à votre vétérinaire. Ce dernier va, par son professionnalisme, assurer la qualité du prélèvement et authentifier les animaux prélevés. Il suffit ensuite d’expédier les prélèvements à GENINDEXE qui réalisera les analyses et établira les comptes-rendus scientifiques. Pour vous faire bénéficier d’un contrôle de filiation et d’une identification génétique encore plus performante, GENINDEXE est un membre institutionnel de l’International Society for Animal Genetics (ISAG) et, à ce titre, participe à des tests inter laboratoires afin de :
- Valider des tests ADN sur un nombre grandissant d’espèces
- Mettre au point de nouveaux tests génétiques
- Contrôler les performances du laboratoire

Depuis sa création, GENINDEXE répond aux besoins des différentes filières du monde de l’élevage. Agréé par le Ministère de l’Agriculture et accrédité par le COFRAC (ISO 17025 / Portées communiquées sur demande), le laboratoire met la satisfaction de ses clients au centre de ses priorités. Fort de cette expérience et de cette reconnaissance, le laboratoire développe actuellement des analyses en adéquation avec les besoins des éleveurs canins, félins...

Pour tous renseignements complémentaires ou recherche spécifique, n’hésitez pas à nous contacter…

GENINDEXE - Laboratoire d'Analyses Génétiques
6, rue des sports
17000 LA ROCHELLE

Tel. : +33 (0)5 46 30 69 66
Fax : +33 (0)5 46 30 69 68

contact@genindexe.com
http://www.genindexe.com

 

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Besoins nutritionnels de la chatte reproductrice, applications pratiques

G. CASSELEUX, UNITE DE MEDECINE DE L’ELEVAGE ET DU SPORT
SECTEUR ELEVAGES CANIN ET FELIN

S. BRAU, UNITE DE MEDECINE DE L’ELEVAGE ET DU SPORT
SERVICE DE NEONATALOGIE

Alors que les besoins alimentaires du mâle reproducteur restent quasi-invariables durant toute la saison de la reproduction, ceux de la femelle sont fondamentalement différents selon son stade physiologique : repos sexuel, chaleurs, gestation, lactation.

Le « flushing », qu’en est-il ?

Le « flushing », utilisé de façon routinière chez les espèces de rente, consiste à augmenter de 5 à 10 % la ration de la femelle durant les chaleurs pour favoriser la ponte des ovocytes. Son efficacité a été prouvée chez les femelles maigres ou tout juste en état. Mais c’est une technique qu’il faut s’interdire pour les femelles présentant un embonpoint trop important. En effet, ces individus ont souvent un taux d’ovulation faible dû à leur surcharge pondérale. Le « flushing » accentue alors les effets néfastes de l’embonpoint.

La chatte en gestation

Pour rappel, la gestation dure de 60 à 70 jours chez la chatte avec un pic de 63 à 65 jours après la saillie ovulatoire. Durant la gestation, l’augmentation des besoins énergétiques traduit le déroulement de deux phénomènes distincts : la conception des futurs chatons et l’élaboration des réserves énergétiques pour assurer une bonne lactation. La chatte présente une particularité par rapport à la chienne : son poids et ses besoins énergétiques augmentent dès le début de la gestation. Ces augmentations simultanées font qu’une chatte en gestation doit être alimentée différemment d’une chienne en gestation. Tout gestation s’accompagne d’une prise de poids incontournable. Il va falloir surveiller cette prise de poids pour éviter d’avoir des risques accrus de part languissant surtout chez les individus de petit format. En règle générale, la prise de poids ne doit pas dépasser 40% du poids de la femelle à la saillie. L’équilibre énergétique doit être respecté autant que faire ce peut. En effet, si une suralimentation prédispose la femelle aux mises bas difficiles, une sous alimentation durant la gestation peut être préjudiciable à la survie des chatons durant les premiers jours par manque de stock énergétique.

En pratique…

Tout plan de rationnement est à pondérer en fonction de l’animal. L’éleveur de chats sait très bien que certains individus ont tendance à prendre plus facilement du poids ou inversement à rester svelte spontanément. En règle générale, il est conseillé d’augmenter les apports énergétiqu